Tribune libre : GPA et congélation

La Procréation Maternelle Assistée a été développée il y a de nombreuses années pour permettre aux couples infertiles d’avoir des enfants.

La Gestation Par Autrui a été développée au départ pour permettre aux mères dont l’utérus était déficient, d’utiliser l’utérus d’une autre femme pendant le temps de la gestation d’un bébé.

Des progrès très importants ont été réalisés dans ces domaines. Les techniques de congélation permettent, en 2017, à des cliniques américaines, créées par des obstétriciens , de prélever ovules et spermes et de les congeler pour pouvoir les réutiliser plus de 10 ans plus tard.

 

Ces cliniques qui sont situées principalement à New York ou en Californie, proposent la fécondation in vitro, la congélation d’embryons, la vente d’ovules fécondés, ou pas, la vente de spermes.

Elles organisent des réunions où des couples peuvent rencontrer d’éventuelles mères porteuses. Ces mères porteuses sont sélectionnées par les cliniques.

À la suite d’un procès retentissant, la loi US oblige les mères porteuses à ne porter pour autrui que des embryons venant d’autres femmes : il est interdit de porter pour autrui un embryon engendré à partir d’un ovule de la mère porteuse (affaire BABY M).

Ces cliniques proposent aussi des diagnostics préimplantatoires qui permettent d’étudier l’ADN des embryons pour en sélectionner les meilleurs.

Une des techniques proposées consiste à prendre un ovule, à le fertiliser avec un spermatozoïde et,  si l’embryon correspond au sexe souhaité par le couple, à l’implanter dans l’utérus de la mère ou de la mère porteuse. Ce service est facturé 15 000 $.

Cette technique est illicite dans la plus-part des pays d’Asie ou d’Europe.

Le prix de la fabrication d’un bébé, par la procréation normale, est gratuit.

Ce prix varie de 25 000 $ à 120 000 $ si on utilise la GPA et la congélation.

 

Dans l’université de Columbia une clinique publie régulièrement des annonces dans le journal universitaire. Les étudiantes qui mesurent plus de 1,75 m et affichent d’excellents résultats au SAT – l’équivalent du bac – peuvent monnayer jusqu’à 40 000 dollars leur lot d’ovules.

Les femmes « normales » se contentent de 10 000 dollars.

Le coût très élevé des études dans les universités incite à ces dérives.

 

 

Le pays du veau d’or

Ces nouvelles techniques se développent actuellement aux USA, pays de la démocratie libérale, de l’individualisme et de l’hédonisme.

Dans ce pays, pour beaucoup, le culte rendu à Dieu a été remplacé par le culte rendu à l’argent, au veau d’or.

 

Ce culte de l’argent est indépendant des partis politiques.

 

Si le républicain Trump a fait pendant sa campagne des réserves vis-à-vis des dérives en matière de procréation il lui reste maintenant à mettre en œuvre les mesures qu’il a préconisé. 

Il a aussi promis d’obliger les sociétés américaines à rapatrier leurs bénéfices aux USA et d’y payer l’impôt sur les sociétés. Leurs bénéfices actuels sont cachés dans des paradis fiscaux. On attend de voir !

Aujourd’hui ce sont les habitants des autres pays qui payent des impôts à leur place !

Quant aux démocrates, d’Obama à Clinton,  ils sont pour la liberté totale dans ces domaines.

 

Les sociétés de la Silicon valley telles qu’Apple, Google, Facebook, … soutiennent activement les nouvelles techniques de fécondation comme celles d’évasion fiscales.

Toutes ces évolutions sociétales rappellent celles qui ont précédé la 1ère guerre mondiale, la révolution de 1917 et la 2ème guerre mondiale.

 

La situation de la PMA et de la GPA aux USA

Les entreprises de la Silicon valley proposent à leurs salariés de financer les services de congélation de fœtus. Elles proposent pour cela une aide de 25 000 $. Pour ce montant, une vingtaine d’oeufs sont fécondés et congelés.

Facebook subventionne aussi le recours aux mères porteuses.

Des jeunes juristes, financiers, économistes et scientifiques sont incités à mettre entre parenthèse, leur vie personnelle et familiale pour plusieurs années.

Ces prétendus progrès sociaux visent à favoriser la réussite professionnelle des employées les plus brillantes dans ces entreprises et donc le développement de ces dernières.

Leurs arguments : La pilule a donné à la femme le choix du moment pour faire des enfants. La congélation de foetus leur a donné le choix du calendrier.

 

Si 89 % des entreprises américaines financent la contraception de leurs salariées (la pilule) via des contrats d’assurance-santé, elles ne sont que 29% à subventionner la  congélation d’ovules, la fécondation in vitro ou la gestation pour autrui (GPA).

 

Cliniques proposant ces nouvelles techniques, visibles sur le Web :

CT Fertility,

Canadian Medical Care,

Extraordinary Conception (ca),

La Vita Nova.

Center for Surrogate Parents,

Growing Generation,

Circle Surrogate.

 

La situation de la PMA et de la GPA dans le monde

 

Les États-Unis occupent une place à part : c’est le seul pays occidental à autoriser la commercialisation de l’utérus, des ovules et du sperme.

Les Britanniques et les Canadiens offrent un dédommagement aux mères porteuses, mais seulement à hauteur de leurs frais de grossesse (soins médicaux, habillement, etc.).

La gestation par autrui (GPA) est formellement interdite en France, y compris à titre bénévole, d’après la loi bioéthique votée en 1994.

Elle est aussi formellement interdite en Allemagne.

Dans ces deux pays des couples bravent l’interdit en recourant à une mère porteuse, aux Etats-Unis.

 

Données de 2013, La Croix

La gestation par autrui est légale dans 16 pays : l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Arménie,

l’Australie, la Biélorussie, la Belgique, le Brésil, Hong Kong, Israël, la Nouvelle-Zélande, les

Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Russie, la Slovaquie et la Thaïlande.

 

D’autre pays l’autorise sous conditions : le Canada, le Ghana, l’Inde, le Japon, le Nigeria, des

Philippines, le Sri Lanka, l’Ukraine et le Venezuela.

 

Un certain nombre de pays la pratique sans qu’elle fasse l’objet d’une loi. C’est le cas du

Bangladesh, du Cameroun, de la Colombie, de l’Irlande, du Kenya, du Liban, du

Mexique, du Népal, du Nigeria, de l’Ouganda, de la Pologne, du Panama, du Pérou.

 

Aux États-Unis, en l’absence de législation fédérale, chaque État applique ses propres

règles, notamment sur la question de la rémunération de la mère porteuse.

 

Outre la France, 20 États de l’Union européenne interdisent la GPA (Allemagne, Autriche,

Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie,

Lituanie, Luxembourg, Malte, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède).

À cela s’ajoutent d’autres pays européens non membres de l’UE : la Croatie, l’Islande, la

Norvège, la Suisse.

 Elle est interdite dans de nombreux pays arabes et/ou musulmans,

notamment Abou Dhabi, l’Albanie, l’Algérie, l’Indonésie, la Jordanie, le Kosovo, le Koweït,

la Tunisie, la Turquie. Mais aussi en Chine, au Monténégro et à Taïwan.

 

La CEDH, cour européenne des droits de l’homme, voudrait imposer à la France la reconnaissance des enfants nés à l’étranger d’une mère porteuse .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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