Les évolutions du clonage et de la PMA

Un peu d’histoire

L’insémination artificielle par un donneur a commencée à se développer à la fin du XIX° siècle.

En 1970, la fécondation in vitro (FIV) a été utilisée pour la première fois. C’est devenu aujourd’hui une pratique courante. C’est la fécondation dans une éprouvette en verre. En France plus de 16 000 bébés naissent chaque année grâce à la Procréation Maternelle Assistée.

En 1992, l’Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes ICSI, a été développée. Elle permet de pallier certaines anomalies des spermatozoïdes qui les empêchent de féconder.

l’Injection Magnifiée de Spermatozoïde (l’IMSI). Elle utilise les progrès réalisés sur les microscopes.

En 2011, la création de cellules pluripotentes : Le professeur Kim Dong a annoncé la création d’une banque de cellules souches pluripotentes induites IPS. Par opposition aux cellules souches embryonnaires ESC, les cellules souches pluripotentes induites ont pour origine une cellule adulte somatique, redevenue pluripotente sous l’action de facteurs de croissance.

En 2014, la transplantation de mitochondries lors de la fécondation in vitro. Elle a été réalisée avec succès avec des embryons humains sains.

En 2017, pour la première fois, la procédure dite des « trois parents », c’est-à-dire la transplantation de mitochondries lors de la fécondation in vitro, a été réalisée avec succès avec des embryons humains sains. La réussite de cette opération rend possible son utilisation en médecine à la fin de 2017, informe la revue Nature.

 

Évolutions sociétales et politiques

Il y a 20 ans la naissance d’un mouton cloné, Dolly, a été annoncé publiquement en Ecosse. L’idée qui en a découlé, de pouvoir cloner un être humain a provoqué une tempête dans le monde entier. Beaucoup de bruit pour rien ont dit certains.

Mais les hommes ne se sont pas arrêtés là. De nouvelles techniques ont émergées rendant le clonage de plus en plus facile à réaliser.

Si certains sont horrifiés d’autre applaudissent à ces évolutions. En particulier les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants ou ceux qui sont porteurs de maladies génétiquement transmissibles.

Ces nouvelles techniques qui séparent la relation sexuelle de la reproduction semblent déconcertantes, dégoutantes même. Il y a 20 ans cela semblait impossible. Si elles provoquent des angoisses chez les théologiens, elles ont permises à des parents de vivre heureux en élevant leurs enfants.

Avec ces nouvelles techniques des embryons peuvent être produits à partir de sperme de parents quelconques, en utilisant des prélèvements de peau, par exemple.

Les avancées actuelles permettent d’envisager la production d’enfants sans l’intervention d’un papa.

Les techniques d’édition des gènes sont devenues si précises que des maladies comme l’hémophilie ou l’anémie à cellules falciformes peuvent être traitées avant qu’un embryon ne commence à se développer.

 

Les progrès du clonage

            Au-delà des essais cliniques et en dehors des humains, le clonage a fait des progrès substantiels depuis 20 ans. Il est réalisé couramment sur 20 espèces.

            Actuellement des copies de vaches ou d’animaux domestiques exceptionnels sont couramment réalisées. Des essais ont été faits avec succès sur des chats ou des souris. Le clonage de chiens ou de rats est plus difficile.

            De la viande ou du lait produit par des animaux clonés sont couramment vendus aux USA, en Argentine et au Brésil.

            Une société du Texas ViaGen a cloné beaucoup de chevaux et d’animaux de compagnie. Ses clients font faire des clones pour remplacer leurs amis qui viennent de mourir. Un cheval cloné est vendu 85 000 $, un chien cloné est vendu 100 000 $.

            Sociétés proposant le clonage d’animaux : ViaGen (USA, Canada). Crestview Genetics (USA Argentine, 70 clones par an). Kherion (Argentine 20 clones par an). Replica Farms (USA Canada).

            Un centre de clonage d’animaux, Boyalive, est en cours de construction en Chine. Il devrait être capable de cloner un million de veaux par an.

            Un champion mondial de Polo a fait cloner le cheval fétiche qui lui a assuré sa fortune. Un clone de celui-ci est vendu 800 000 $.

            Au brésil, en 2016, six clones de la même jument ont gagné des courses hippiques.

      En mai 2016, une Indienne de 70 ans a donné naissance à son premier enfant. Daljinder Kaur a accouché d’un garçon après avoir eu recours à une fécondation in-vitro (FIV) dans une clinique spécialisée de l’État de l’Haryana (nord). Mais l’enfant en question va être élevé par une arrière-grand-mère.

            L’idée de faire des clones de personnalités humaines ou d’enfants disparus prématurément reste heureusement un rêve pour le moment. Mais certains sont prêts à payer pour cela.

 

Sur le plan politique     

Elles offrent de nouvelles possibilités d’expression à la vie en société.

Dans beaucoup de pays de culture anglo-saxonne et protestante ces évolutions sont accueillies favorablement.

Aux USA le clonage est pratiqué couramment. L’académie nationale des sciences américaines a présenté un rapport donnant un support qualifié aux recherches dans ce domaine.

En Europe l’autorité de la sécurité alimentaire déconseille le clonage. Les pays à forte culture protestante cherchent à libéraliser le clonage.

            Le 8 juin 2015 le Parlement européen a voté, par 321 voix pour et 281 contre, une résolution qui, entre autres, vise à  encourager les états membres à promouvoir la PMA en l’étendant à tous, dont les personnes homosexuelles et particulièrement les lesbiennes.

            Le rapport Noichl – du nom de l’élue sociale-démocrate auteur du rapport – s’intitule : La stratégie de l’Union européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour 2015-2020.

            Ce que l’on veut imposer, ce n’est pas l’égalité entre les sexes mais l’égalité de genres. On trouve le mot  genre pas moins de 83 fois dans la résolution qui exhorte les États à développer une stratégie anti-discrimination plus vaste et à établir une feuille de route distincte pour les personnes LGBTI, c’est-à-dire homosexuelles et transsexuelles. 

            En conséquence, elle incite à promouvoir la procréation médicalement assistée et à mettre un terme à la discrimination dans l’accès au traitement favorisant la fertilité et à l’aide à la procréation.

Pays autorisant le mariage homosexuel et l’accès à la PMA, GPA.

En Europe : Pays bas (2003), Belgique (2003), Espagne (2005), Suède (2009), Norvège (2009), Finlande (2010), Islande (2010), Danemark (2010), Grande Bretagne (2013), Luxembourg (2010).

Ailleurs : USA, Canada, Argentine.

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