Fécondation PMA GPA Clonage, Quesque c’est ?

En ce début du XXI° siècle les progrès techniques permettent de réaliser des choses admirables : Aller sur la lune, commander à distance des engins sans liens visibles …

En ce qui concerne les êtres humains, les progrès en matière de Procréation Médicale Assistée ont permis à de nombreux couples infertiles d’avoir des enfants.

Mais de nouvelles avancées scientifiques permettent d’aller plus loin en permettant à des femmes de mettre au monde des enfants sans père.

Que ressentira un enfant (sa vie durant) quand il découvrira un jour que, lui, a été fabriqué artificiellement, éventuellement sans père, alors que ses parents, eux, ont été créés naturellement, c’est-à-dire engendrés ?

 

Ovocyte fécondé

 

C’est si simple d’habitude !

            Une fille rencontre un garçon. Des gamètes sont transférés par des tuyaux optimisés par des millions d’années d’évolution.

            Neuf mois plus tard le produit est présenté au monde des vivants.

            C’est la création naturelle.

 

La fécondation in vivo.

La fécondation, dans le vivant, résulte de la rencontre dans la trompe de deux cellules ou « gamètes »: l’une issue de la femme, lovocyte mûr ou ovule ; l’autre issue de l’homme, le spermatozoïde.

De la fécondation de l’ovocyte résulte un embryon. Celui-ci se nichera dans la paroi de la cavité utérine une semaine plus tard.

Cette fécondation naturelle se fait uniquement si les conditions suivantes sont remplies :

Les spermatozoïdes ont atteint leur maturité et acquis leur mobilité.

_ Les sécrétions du col de l’utérus (la glaire) doivent être favorables à la survie des spermatozoïdes.

_ L’appareil génital féminin doit permettre l’ascension des spermatozoïdes vers la trompe d’une part, la capture et la descente de l’ovocyte dans la trompe d’autre part.

_ La croissance et la maturation du follicule ovulatoire dépendent du bon fonctionnement de l’ovaire et de l’hypophyse, source de la sécrétion des hormones FSH et LH.

_ La rupture de ce follicule ovarien et l’expulsion d’un ovocyte mûr (ovule) constituent l’ovulation qui survient habituellement vers le 14e jour du cycle génital. La cavité utérine doit être anatomiquement normale et sa muqueuse capable d’accueillir l’embryon.

 

L’heure de la nidation.

Nous sommes entre le 6e et le 10e jour de la fécondation. La nidation va pouvoir commencer : concrètement, l’œuf s’implante dans l’utérus. Dans 99,99 % des cas, la nidation a lieu dans la cavité utérine, et plus exactement dans la muqueuse utérine. L’œuf (appelé aussi blastocyste) se colle à l’endomètre, et son enveloppe va se diviser en deux tissus. Le premier va creuser une cavité dans l’endomètre où l’œuf pourra se nicher. Le deuxième fournit les cellules nécessaires à l’élaboration de cette cavité.

Puis, petit à petit, le placenta se met en place, jouant un rôle essentiel pendant la nidation. En effet, la future maman sécrète des anticorps maternels pendant l’implantation de l’œuf, croyant qu’il s’agit d’un corps étranger. Pour protéger le futur embryon, le placenta neutralise les anticorps synthétisés.

La nidation se déroule de la même manière pour les grossesses multiples et dans le cas d’une fécondation in vitro (FIV).

Par ailleurs, il n’existe pas de « symptômes » au moment de la nidation. Les premiers signes de grossesse se manifestent dès que l’hormone HCG est sécrétée par les cellules du placenta. C’est cette fameuse hormone qui est responsable des nausées

 

La fécondation in vitro

En opposition à cette fécondation in vivo, la fécondation in vitro est une technique de la Procréation Médicale Assistée (PMA).

  Laboratoire de FIV

  

Cette technique a pour objectif de recréer en laboratoire les différentes étapes de la fécondation naturelle tout en maximisant les chances (recueil de plusieurs ovocytes) et en les optimisant (sélection des spermatozoïdes et des embryons). Cette mise en œuvre est opérée par une équipe pluridisciplinaire constituée de gynécologues, biologistes, infirmiers, secrétaires et psychologues.

Pour l’essentiel, la FIV consiste à mettre en contact dans un petit récipient en verre (une boite de Pétri) « in vitro » au laboratoire, c’est à dire en dehors du corps de la femme, un ovocyte et des spermatozoïdes susceptibles de le féconder.

Le recueil du sperme est relativement simple. Il est réalisé par masturbation au laboratoire comme pour une insémination artificielle. Le recueil des ovocytes est plus complexe, car il nécessite une ponction des ovaires. Les gamètes : ovocytes et spermatozoïdes sont ensuite mis en fécondation in vitro.

Une fois que s’est produite la fécondation, on laisse l’œuf se diviser in vitro pendant 2 à 5 jours avant de le transférer dans l’utérus de la femme où il devra s’implanter. C’est le « transfert de l’embryon ». Pour disposer de plusieurs embryons à la fois, il faut forcer la nature puisque, naturellement, un seul follicule arrive à maturation à chaque cycle si bien qu’il n’y a qu’un seul ovocyte fécondable. Pour obtenir plusieurs ovocytes au cours d’un même cycle on recourt à un traitement qui stimule les ovaires.

Plusieurs types de FIV peuvent être pratiqués.

  • Avec les ovules de la femme et le sperme du partenaire.
  • Avec les ovules de la femme et un don de sperme.
  • Avec un don d’ovules et le sperme du partenaire.
  • Avec un don d’ovules et un don de sperme.

La PMA

La procréation médicalement assistée (PMA) consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour procéder à une fécondation. Elle permet de palier certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l’infertilité. Les différentes techniques utilisées sont l’insémination artificielle, la fécondation in vitro (FIV ou FIVETTE) et la fécondation in vitro avec micro-injection du spermatozoïde (FIV-ICSI). En France, en 2010, 22 401 enfants sont nés grâce à une AMP. Cela représente une naissance sur 40.

 

La GPA

La gestation pour autrui (GPA) est une méthode de procréation qui se pratique généralement en cas d’infertilité féminine liée à l’absence d’utérus, à sa malformation ou à la suite de son ablation chirurgicale.

La mère porteuse porte l’enfant d’un couple de « parents intentionnels » qui a fourni des embryons. Elle ne fournit habituellement pas de contribution génétique, c’est-à-dire d’ovule, mais prend en charge le développement in utero d’un embryon et, à la naissance, remet l’enfant aux parents d’intention.

Le statut légal de la gestation pour autrui varie selon les pays. Interdite dans certains pays, comme la France, au nom du principe d’indisponibilité du corps humain, elle est autorisée dans d’autres, sous des conditions variables concernant par exemple les critères d’accès à cette méthode de procréation, l’autorisation ou l’interdiction d’une rémunération de la mère porteuse, les droits des parents intentionnels sur les décisions de santé au cours de la grossesse, et l’accès des enfants à leurs origines biologiques.

Dans d’autres pays, la gestation pour autrui ne fait l’objet d’aucune mention légale explicite.

 

Le clonage

Le terme clone désigne un objet ou un organisme considéré comme identique à un autre.

Si l’on se limite à la biotechnologie, le clonage désigne la reproduction en laboratoire de gêne, cellule ou organisme à partir d’un même exemplaire de départ.

Le clonage de gènes ou de cellules est utilisé depuis plus de vingt ans pour mettre au point des vaccins ou des médicaments. Mais c’est le clonage d’organisme entier qui est aujourd’hui au cœur de la polémique.

Deux clones humains seraient deux êtres ayant le même patrimoine génétique.

 

Les vrais jumeaux sont des clones de l’œuf initial. Dans les premiers jours de son développement, l’embryon se scinde et donne naissance à deux organismes avec exactement le même patrimoine génétique. Deux vrais jumeaux partagent plus de caractéristiques qu’un clone. En effet issus de la même mère au cours de la même gestation, ils auront partagé sensiblement le même environnement fœtal pendant les neuf mois de grossesse. Enfin, les jumeaux héritent également du même ADN mitochondrial apporté par l’ovule de départ.

Les limites du clonage   Il y a 20 ans pour obtenir premier mammifère cloné Dolly, le taux d’échec a été très important. Si l’on transpose les chiffres issus de l’expérience faite sur la brebis à l’homme, il faudrait disposer de mille ovules et cent femmes porteuses.

Les limites sont multiples. On a constaté chez les animaux clonés des signes de vieillissement prématuré, d’anémie, de malformations, d’atteintes du système immunitaire, de défaut génétique, d’obésité, ainsi que d’une espérance de vie moins importante.

Quels sont les clonages humains envisagés

  • Une femme pourrait enfanter un clone d’elle-même Pour les femmes n’ayant pas d’œufs viables mais qui désirent un bébé possédant un lien génétique avec elle. L’ADN de la mère pourrait ainsi être extrait et fusionné dans l’ovule d’une donneuse. Préalablement, cet ovule aura été vidé de son noyau et ainsi de l’essentiel de son matériel génétique. L’embryon résultant de la fusion (forcément féminin) pourrait être réimplanté dans l’utérus de la femme ou d’une autre mère porteuse, si la femme ne peut porter l’enfant. La fille sera ainsi un clone de la femme qui a donné son ADN, mais pas son exacte réplique du fait des faibles quantités d’ADN mitochondrial issu de l’ovule énucléé et d’un environnement fœtal différent.
  • Deux femmes pourraient avoir un enfant Deux femmes pourraient avoir un enfant sans l’intervention d’un homme. L’ADN d’une des femmes pourrait être fusionné dans un ovule énucléé de l’autre. L’embryon créé serait un clone de la femme qui aurait donné son ADN mais partagerait également de faibles quantités d’ADN mitochondrial contenu dans l’ovule vidé. La dernière étape résiderait dans l’implantation dans l’utérus de l’une des femmes. 
  • Une femme pourrait donner naissance à un clone de son mari Si un homme infertile désire un enfant sans don de spermatozoïde, le clonage pourrait lui offrir une possibilité supplémentaire. Son ADN pourrait être fusionné avec un ovule énucléé. L’embryon créé pourrait ensuite être implanté dans l’utérus de sa femme ou d’une mère porteuse. Le bébé serait ainsi le clone de son père (ADN mitochondrial et environnement fœtale mis à part).
  •  Des parents pourraient cloner un enfant décédé Si une cellule de l’enfant décédé est stockée, l’ADN pourrait en être extrait et implanté dans un ovule énucléé de la mère. Ensuite, l’embryon serait implanté dans l’utérus de la mère. Le nouveau-né serait un clone de l’enfant mort mais pas sa copie. Plutôt un jumeau né plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

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